Thérapie existentielle d’Irvin Yalom

Sous-titré  » Apprendre à vivre » et dédié à sa femme Marylin, ce livre, humaniste et concret dit qu’un conflit peut survenir lors de la confrontation de l’individu aux fondamentaux de l’existence. La psychothérapie existentielle traite de ce sujet à travers les 4 enjeux ultimes qui sont pour Yalom :

  •  La mort (environ 250 pages). La peur de la mort joue un rôle majeur dans notre construction interne
  •  La liberté (185 pages) : la liberté de créer sa propre vie, être conscient de la responsabilité de créer son destin, désirer changer, le décider et agir.
  • L’isolement (90 pages) Nous sommes jetés dans le monde, nous sommes seuls. Nous devons apprendre à être en lien. L’amour compense la souffrance de l’isolement.
  • L’absence de sens (90 pages) : Quel est le sens de la vie ? Quel est le sens de ma vie ? Comment un être humain qui, par nature, a besoin de sens trouve-t-il du sens dans un univers qui en est dépourvu ? L’engagement peut nous aider à trouver du sens.

Irvin Yalom introduit ce livre par une comparaison culinaire. Ce qui fait la différence entre une thérapie et une autre ce sont les épices, le petit truc en plus qui fait que c’est réussi ou pas sans que l’on puisse déterminer pourquoi.
De grands écrivains et philosophes accompagnent ce parcours : Kierkegaard, Sartre, Dostoïevski, Tolstoï, Kafka, et Camus qu’il qualifie de « grand penseur existentialiste »

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Spinoza avait raison

Ce livre, en fait, c’est un peu la rencontre d’un philosophe et d’un neuroscientifique à 400 ans d’écart.
Spinoza a vécu 44 ans de 1632 à 1677. Juif portugais, exilé en Hollande, il a été banni à 24 ans pour ses idées. Il remettait en cause la religion. il était d’une famille riche, conscient d’avoir été privilégié pour l’apprentissage de la culture.
Chez Spinoza, Dieu existe : mais c’est la nature qui s’exprime à travers les créatures vivantes. Damasio a été interpellé par Spinoza.
Il l’a lu à l’adolescence, l’a trouvé fascinant et rébarbatif , l’a oublié et l’a redécouvert . Il avait noté une phrase un jour sur un papier, et à un moment de sa vie, après ses travaux scientifiques, il a relu cette phrase et s’est aperçu que cela avait une correspondance avec ses travaux . Cette phrase c’était :
« Le fondement de la vertu est l’effort même pour conserver son être propre… et le bonheur consiste pour l’homme à vouloir conserver son être.  »
Spinoza a eu une intuition biologique de la nature de l’homme.

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Houellebecq économiste

Bernard Maris économiste lui-même démystifie la science économique. Pour lui, comme Balzac fut le grand romancier de la bourgeoisie conquérante et du capitalisme triomphant, Michel Houellebecq est le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à l’agonie.

A quoi sert un économiste ?

livre_econ-fev-14A quoi sert un économiste — le singulier est important ? A produire du discours économique, nous dit Mariana Heredia. Mais son travail n’est pas seulement de  » l’ordre du discours « . Si la science économique a réussi à dominer le monde, c’est qu’elle est  » imbriquée «  dans des  » dispositifs «  — au sens que les philosophes Michel Foucault ou Giorgio Agamben donnent au mot dispositif, celui de technologie de gouvernement — qui structurent matériellement nos existences. Continuer la lecture de « A quoi sert un économiste ? »